Interprétation d’une radiographie thoracique en urgence – 3 – opacités pulmonaires multiples

Je rappelle, ce qui est opaque aux rayons X apparait blanc (liquide, tissus biologiques remplis d’eau), le reste apparaît noir, on parle de clarté ou hyperclarté (air). A l’état normal les poumons apparaissent donc noirs avec de petits liserés blancs discrets correspondant aux tissus de soutien entre les alvéoles.
La sémiologie radiologique distingue au niveau pulmonaire un syndrome bronchique, alvéolaire et interstitiel. L’ennui c’est que les 2 derniers peuvent être fréquemment associés et que le 1er est un peu une vue de l’esprit sauf lésion très évoluée.
L’opacité alvéolaire est un ensemble de petites lésions blanches arondies correspondant au remplissage d’alvéoles normalement contenant de l’air par un liquide biologique, sa répartititon se fait depuis les hiles vers la périphérie sans atteindre l’extrémité externe du poumon.
Le syndrome interstitiel est composé de lésions blanches plus petites, plus fines, souvent linéaires, à distribution très périphérique mais atteignant souvent l’ensemble du poumon lui faisant perdre sa clarté naturelle. Il correspond à des lésions du tissu de soutien entre les alvéoles.
Le syndrome bronchique correspond aux lésions des bronches et des bronchioles et de leurs vaisseaux principaux, il est très proche des hiles pulmonaires. (en savoir plus…)

Interprétation d’une radiographie thoracique en urgence – 2 – la plèvre

En urgence seuls les épanchements de constitution rapide sont utiles directement. Les petits épanchements pleuraux en émoussement de cul-de-sac costo-diaphragmatique sont intéressants mais ne permettent pas de conclure, sauf si une cardiomégalie est associée et des images évocatrices d’OAP, ou au contraire aucune anomalie évidente et un malade cliniquement instable, en faveur d’une EP. (en savoir plus…)