Interprétation d’une radiographie thoracique en urgence – 5 – parois, diaphragme, hyperclarté

5ème partie sur l’interprétation des radio de thorax, c’est un peu la rubrique fourre-tout. Avec des syndromes urgents et des pas urgents du tout.

Fractures de côtes

RP fractures de cotes

RP fractures de cotes

La radiographie de thorax n’est pas a priori le moyen de faire le diagnostic de fracture d’une côte. Mais. La radiographie de gril costal demande plusieurs incidences et est donc plus irradiante qu’un bon cliché de face debout, et elle ne permet pas le diagnostic des 2 complications courantes : hémothorax et pneumothorax. Alors qu’une RP si. (en savoir plus…)

Interprétation d’une radiographie thoracique en urgence – 4 – opacité pulmonaire isolée

Le chapitre Opacité pulmonaire unique arrive après les opacités multiples, ce qui n’est pas très logique, mais il concerne moins la pathologie d’urgence (or pneumopathie infectieuse). Dans le sens où une anomalie de petite taille visiblement sur une radiographie s’associe rarement à un tableau de détresse respiratoire ou circulatoire aiguë.

On peut distinguer 3 situations devant une anomalie focalisée du thorax (j’ai écarté pour l’instant les opacités situées en zone «folklorique» qui font toutes penser à des tumeurs rares, et qui ont une prise en charge stéréotypée)

  • on a pratiqué la radio pour trouver une lésion type pneumonie et on la trouve. ça ne pose aucun problème de pris en charge
  • on a pratiqué la radio chez un patient qui présente des signes respiratoires cliniques parce en débrouillage, on s’attendait à voir un foyer de pneumonie, une atteinte interstitielle et on trouve un nodule à la place
  • on a pratiqué la radio pour réaliser un examen qu’on supposait très certainement normal, afin de faire sortir le patient avec un examen rassurant et on trouve une lésion très limitée (en savoir plus…)

Echographie et SAMU

macintosh et lame de macintosh

Macintosh et lame de Mac Intosh

Un récent reportage télévisuel sur une intervention en SAMU montrait l’évaluation d’un patient polytraumatisé, par échographe portable directement dans l’ambulance.
Assez impressionnant de voir le smuriste réaliser son écho sur le lieu même de l’accident et on peut se dire que décidément la médecine fait des progrès.

Néanmoins, je me suis posé quelques questions (en savoir plus…)

Interprétation d’une radiographie thoracique en urgence – 3 – opacités pulmonaires multiples

Je rappelle, ce qui est opaque aux rayons X apparait blanc (liquide, tissus biologiques remplis d’eau), le reste apparaît noir, on parle de clarté ou hyperclarté (air). A l’état normal les poumons apparaissent donc noirs avec de petits liserés blancs discrets correspondant aux tissus de soutien entre les alvéoles.
La sémiologie radiologique distingue au niveau pulmonaire un syndrome bronchique, alvéolaire et interstitiel. L’ennui c’est que les 2 derniers peuvent être fréquemment associés et que le 1er est un peu une vue de l’esprit sauf lésion très évoluée.
L’opacité alvéolaire est un ensemble de petites lésions blanches arondies correspondant au remplissage d’alvéoles normalement contenant de l’air par un liquide biologique, sa répartititon se fait depuis les hiles vers la périphérie sans atteindre l’extrémité externe du poumon.
Le syndrome interstitiel est composé de lésions blanches plus petites, plus fines, souvent linéaires, à distribution très périphérique mais atteignant souvent l’ensemble du poumon lui faisant perdre sa clarté naturelle. Il correspond à des lésions du tissu de soutien entre les alvéoles.
Le syndrome bronchique correspond aux lésions des bronches et des bronchioles et de leurs vaisseaux principaux, il est très proche des hiles pulmonaires. (en savoir plus…)

Interprétation d’une radiographie thoracique en urgence – 2 – la plèvre

En urgence seuls les épanchements de constitution rapide sont utiles directement. Les petits épanchements pleuraux en émoussement de cul-de-sac costo-diaphragmatique sont intéressants mais ne permettent pas de conclure, sauf si une cardiomégalie est associée et des images évocatrices d’OAP, ou au contraire aucune anomalie évidente et un malade cliniquement instable, en faveur d’une EP. (en savoir plus…)

Interprétation d’une radiographie thoracique en urgence – 1 – le médiastin

L’interprétation d’une radio de thorax se fait classiquement selon une procédure un peu fastidieuse pas adaptée à la pratique de l’urgence.
Néanmoins juste jeter un coup d’oeil surtout sur une radio de mauvaise qualité peut ne donner aucun renseignement utile voire égarer le diagnostic en s’opposant à l’examen clinique.

Il faut donc un juste milieu pour faire un bon diagnostic «syndromique», car il est rarissime de faire un diagnostic étiologique juste sur un thorax.
Actuellement ce sera plus souvent sur le scanner qu’on fera un diagnostic précis, servant alors de bilan préthérapeutique. (en savoir plus…)

Echographie rapide ciblée en urgence

echographie urgence

échographie rapide ciblée dans les polytraumatismes ou "FAST" : sonde pratiquée dans la région du foie et la loge de Morrison

L’échographie, technique d’imagerie médicale basée sur l’utilisation d’ultrasons, est une arme diagnostique bien établie maintenant en médecine. Mais elle souffre d’une imprécision des images (en savoir plus…)