Une cuillerée d’hyperréalisme

Un article alibi Nutrition pour parler d’un sujet pas médical du tout mais qui mérite le coup d’oeil (à défaut du coup de fourchette) à l’heure où le JAMA (Journal of American Medical Association) publie un article comme quoi un surpoids modéré n’est pas associé à une plus forte mortalité qu’un poids léger (je ne détaille pas les résultats de cette étude ce n’est pas le sujet). La publication de photos alimentaires sensées vanter la gastronomie est croissante sur les blogs et réseaux sociaux mais la plupart du temps celles-ci provoquent plutôt des nausées ne mettent pas vraiment en appétit. (en savoir plus…)

Je ne suis pas bien portant (Gaston Ouvrard)

Paroles: Géo Koger, musique: Vincent Scotto, Gaston Ouvrard, 1934 (en savoir plus…)

Les maîtres du désordre – exposition musée du Quai Branly

masque Koyemshi Tête-de-boue, Navajo

masque de Kachina Koyemshi Tête-de-boue (population hopi ou navajo, Etats-Unis 1900-1950), présenté lors de l’exposition Les maîtres du désordre au musée du Quai Branly

Les maîtres du désordre est une exposition qui a eu lieu au musée du Quai Branly à Paris. Je peux déjà le mettre au passé puisque celle-ci a commencé le 11 avril 2012 et qu’elle ferme ses portes aujourd’hui, dimanche 29 avril 2012.

Si vous n’avez pas eu l’occasion de la voir, et que vous n’êtes pas loin de Paris, arrêtez la lecture de cet article et allez la voir, on en reparle après.

Si au moment où vous lisez ceci, l’expo ferme ses portes, petite consolation, le musée a édité un livre qui retrace l’esprit de l’exposition et présente les plus belles pièces.

http://www.quaibranly.fr/fr/programmation/expositions/a-l-affiche/les-maitres-du-desordre.html

Le thème et le contenu

L’exposition tire son titre du livre «Possession et chamanisme : les maîtres du désordre» de Bertrand Hell.
Je ne me suis pas procuré ce livre donc je ne vous en ferai pas d’analyse ni même ne donnerait mon sentiment dessus. J’ai peur qu’il soit un peu complexe, et donc par manque de courage, pour l’instant je laisse de côté son achat.

Le concept, pas évident à saisir au début. On me l’a présenté comme une exposition sur les chamans, la vidéo «bande-annonce» ne rend pas justice à l’expo, en se consacrant trop à la mise en scène qu’au contenu lui-même. Elle porte sur les forces du chaos, le chamanisme et ses «intercesseurs», les sorciers, les prêtres (plus vaudous que catholiques, je vous l’accorde), les figures dans les sociétés dites primitives (mais pas seulement) qui servent d’intermédiaires entre les esprits et nous.

La maladie et le soin sont présentes dans l’exposition puisqu’elle représente une partie du champ d’action de ces êtres (sont ils encore humains ou "frontières" avec le divin ?).

Trois parties : le désordre du monde, la maîtrise du désordre et la catharsis.
Dans une sorte de labyrinthe blanc, d’aspect presque clinique, «hospitalier» ou plutôt inhospitalier, fait exprès pour perdre le visiteur. D’un autel vodun (activé par un prêtre "sorcier du fou-rire" togolais), d’une statuette d’homme-médecine, de masques grotesques (comme celui représenté plus haut) en passant par un véritable bazar d’accessoires de guérisseurs, l’exposition propose des pièces de collections anthropologiques rares.
L’exposition se finit par les représentations des grandes scènes de foules, bacchanales et carnavals qui offrent une manière profane de communiquer avec les esprits et la nature.

Impressions

Dans la théorie c’est excellent, dans la pratique, le cadre est un peu bizarre à voir (blanc partout, des barres métalliques, du plâtre et de la filasse). Mais à la limite cela met en valeur les pièces exposées. Le grand intérêt de l’exposition réside bien dans ces masques et costumes cérémoniels des chamans, féticheurs, clowns sacrés, psychonautes, …
On trouve des objets assez hallucinants, comme ce masque tubuan de la population tolaï de Papouasie-Nouvelle-Guinée avec un visage simpliste rappelant certaines marrionnettes de L’étrange Noël de Mr Jack de Tim Burton et Henry Sellick.
Ou le costume du Ndungu, porté par le nganga, prêtre de la population woyo du Congo avant 1889, entièrement fait de plume. Les larves (masques) suisses, les costumes de Sourvaskar de Bulgarie et de Krampus d’Autriche sont également très surprenants, d’autant plus qu’ils sont très récentes (1980-1990).

Personnellement je n’ai pas du tout été sensible aux oeuvres artistiques modernes (notamment les performances vidéos) qui ont été inclus pour servir de transitions. C’est limite si elles ne parasitent pas l’ensemble en détournant l’attention du visiteur.
Les tubulures de verre et fioles contenant différentes substances donne un ensemble joli mais sa place dans cette exposition est discutable. Il ne faut pas s’arrêter à la première oeuvre, panneau d’entrée avec demi globe-terrestres recouverts de scotch brun immonde qui tuméfient la planète, franchement moche et trop lourde de symboles.

C’est une exposition qui n’est pas facile, avec des côtés morbides certains. Le genre à vous faire faire des cauchemars pendant quelques nuits (ou jours si vous avez joué avec des hallucinogènes pour un voyage chamanique, ce que je ne saurai vous conseiller, à vos risques et périls).

Je rassure tout le monde, on peut être partisan d’une médecine «dure», allopathique, hostile aux guérisseurs de tous poils et fasciné par ce genre d’exposition. Après Paris, l’exposition devrait être présentée au Kunst-und Ausstellungshalle der Bundesrepublik Deutschland (Bonn, Allemagne) du 31 août au 2 décembre 2012 et à "La Caixa" Foundation (Madrid, Espagne) du 7 février au 19 mai 2013.

Une vraie découverte pour moi, je remercie chaleureusement la personne qui me l’a fait découvrir.

ps : sur l’illustration d’accompagnement, les «petits grelots» sur le front et les tempes, c’est bien ce à quoi vous pensez avec des plumes dessus …

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Pathologies du bureau de vote

10 pathologies de la fin de la période électorale au moment du choix fatidique :

  • entorse cheville et genou, fracture du col du fémur, Pouteau Colles, traumatisme crânien … sur chute sur enveloppe traînante
  • détresse respiratoire aiguë par asphyxie, submergé par les bulletins ou pire coincé dans la glotte
  • AVC dans l’isoloir par sur réflexion au moment du choix du candidat (rupture d’anévrisme, fusion du cerveau…) marche aussi avec catatonie foudroyante
  • hémorragie massive par plaie de la main au moment de la mise du bulletin dans l’enveloppe
  • mort par ennui dans la file d’attente vu la rapidité de passage des votants
  • au contraire coups et blessures, strangulation, démembrement … suite à rixe pour motif de divergence d’opinion politique toujours dans la file d’attente
  • crush injury voire amputation traumatique par bras aspiré dans l’urne
  • plaie du scalp, commotion cérébrale par coup asséné sur la tête par un membre du bureau au moment de la signature si vous vous trompez de case
  • pensons à ceux qui ne sont jamais arrivés : hypothermie dans la rue à force de chercher le bon bureau de vote
  • assassinat au sortir du bureau de vote, parce qu’on a vu ce que vous avez voté …

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Foreigner – Urgent

Et oui pour le 1er avril, un article qui n’a rien à voir avec l’urgence ni la médecine d’ailleurs … sauf son titre !

Le nom du groupe et de la chanson ne diront pas grand chose à la plupart d’entre vous (sauf bien entendu les grands mélomanes des années 1980 et … les plus vieux d’entre nous). Mais quand vous allez lancer la vidéo vous allez reconnaître (enfin surtout les mélomanes des années 80 et … les vieux).

Foreigner est un groupe anglo-américain qui s’est formé en 1976 avec un duo de guitaristes professionnels Mick Jones – Ian McDonald et un chanteur inconnu Lou Gramm (donc oui un trio je sais compter merci). (en savoir plus…)

MASH, 1970, Robert Altman

MASH, 1970, Robert Altman

Elliott Gould et Donald Sutherland

S’il n’y a bien un film qui doit être évoqué sur ce blog parmi tant d’articles sérieux, c’est bien le film le moins sérieux sur le monde médical.
Il est sorti en 1970 et a été réalisé par Robert Altman, grand cinéaste américain (décédé en 2006).
Altman a souvent été comparé à un peintre brossant une galerie de portraits dans des milieux très typiques : la musique country dans Nashville, le cinéma dans The Player, la ville de Los Angeles dans Short Cuts (on passera rapidement sur la mode dans Prêt à porter qui n’était vraiment pas terrible). (en savoir plus…)

Jack Skellington wish you a merry christmas

Nightmare before Christmas - Santa Jack

Nightmare before Christmas - Santa Jack

Tommy

affiche Tommy

affiche de 1975 du film Tommy de Ken Russell

Le film de 1975 de Ken Russell, basé sur l’opéra-rock du même nom des Who (sorti en 1969, n’est pas vraiment un film médical, ni un film de toubibs mais l’intrigue est centrée sur la maladie et la guérison. (en savoir plus…)