Collier cervical

pose collier cervical

positionnement de collier cervical à 2 sauveteurs

Tout accidenté de la route est considéré en urgence comme potentiel porteur d’une lésion de la colonne vertébrale cervicale.
L’immobilisation du rachis cervical est donc un geste pratiqué systématiquement en traumatologie routière.

La mise en place d’un collier cervical plastique qui empêche tout mouvement de flexion dans le sens antéro-postérieur ou latéral ainsi que les rotations, est effectuée la plupart du temps par les équipes paramédicales et les pompiers. Le retrait du collier n’est envisageable que sur avis médical.

 

Lors de la pose, le principe est de maintenir un axe tête-cou-tronc en évitant tout mouvement qui aggraverait une fracture osseuse ou une blessure de la moelle épinière haute, ce qui nécessite deux opérateurs.
A signaler également que la prise en charge des voies aériennes est alors compliquée puisqu’il n’est pas souhaitable de mobiliser le cou pour une intubation trachéale.

Cette mise en place n’est pas toujours très aisée même sur un sujet conscient, conducteur ou passager assis, il faut qu’un aide puisse se positionner derrière le siège pour maintenir la tête, pendant que l’opérateur place le collier.
Au sol, en decubitus dorsal, le positionnement est plus facile, mais ceci implique que le blessé soit déjà sorti du véhicule, par ses propres moyens ce qui ferait penser qu’il n’y a pas de lésion grave (ce qui n’est pas toujours vrai), ou qu’il ait été éjecté et dans ce cas il y a une lésion de la colonne cervicale jusqu’à preuve du contraire (et sûrement d’autres évidemment).

L’examen clinique neurologique n’est pas hyper fiable en préhospitalier faute de temps et de pouvoir déshabiller le patient pour avoir un test de sensibilité complet (les troubles sphincteriens ne peuvent pas être mis en évidence mais ils concernent des blessures vertébrales basses en dessous des lombaires). Si le blessé est comateux, la motricité volontaire n’est pas non plus testable.
De plus rien ne sert d’y passer des heures, vu que les seules possibilités thérapeutiques sont d’immobiliser (donc d’éviter l’aggravation d’une lésion existante), et pas un traitement étiologique.

Entorse cervicale grave, fracture vertébrale, avec ou sans lésion médullaire associée sont immobilisées de la même façon en préhospitalier. Ce n’est qu’après bilan diagnostique traumatologique que sera choisi un traitement orthopédique d’immobilisation ou une intervention neurochirurgicale.
Seuls des traumatismes vertébraux cervicaux ouverts, avec plaie donc, posent un problème d’immobilisation en cas de plaie très hémorragique. Mais ces situations sont souvent tellement vulnérantes que le blessé a peu de chances de survie.
De même que toute lésion neurologique située plus haut que la 4ème vertèbre cervicale engage le pronostic vital très rapidement, par atteinte des centres de commande du muscle diaphragme, pivot musculaire de la respiration.

Par collier cervical on entend aussi, le traitement des entorses cervicales bénignes après prise en charge médicale, sous forme d’un collier mousse, ajustable par le patient lui même. Il a un effet antalgique symptômatique, il ne "traite" pas l’entorse véritablement, mais accompagne par une relative immobilisation, la guérison des ligaments vertébraux.

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