Infection urinaire

bandelettes urinaires

bandelettes urinaires utilisées pour la détection des infections urinaires mais aussi la présence de sang, de protéinurie, de glycosurie et cétonurie

Les infections urinaires sont une pathologie extrèmement fréquente et regroupent des situations cliniques variées loin d’être toujours des urgences.
Néanmoins, certains sepsis urinaires nécessitent une intervention rapide, et même si la santé n’est pas en danger à court terme, le symptôme douloureux urinaire constitue souvent une demande urgente.
Les femmes sont plus souvent touchées que les hommes, de par la brieveté de l’urètre féminin, puisque l’infection est ascendante.
Il ne s’agit pas d’être exhaustif sur les infections urinaires mais de faire une revue générale, chaque chapitre sera développé ultérieurement.

 

Le dénominateur commun c’est que les urines ne sont plus stériles. A l’etat normal, il n’y a pas de germes et très peu de cellules (quelques globules blancs et rouges et des cellules urothéliales).
Le test diagnostic simple en cas de suspicion d’infection est la bandelette urinaire qui montre la présence de leucocytes (globules blancs), de nitrites (produits de dégradation de certains germes urinaires), de sang. L’ECBU est l’examen cyto-bactériologique des urines qui est la référence de laboratoire permettant le comptage précis, l’identification du germe et ses éventuelles résistances aux antibiotiques.
La présence d’une pyurie : urines troubles, malodorantes et biologiquement avec leucocyturie > 10(4) et d’une bactériurie > 10(3) germes signe l’infection.
La quasi totalité des infections urinaires est dûe à des bactéries (Escherichia Coli, Proteus, Streptocoques, …) mais certains champignons peuvent être à l’origine, ou co-responsables. Des discordances dans les chiffres doivent faire recontrôler l’examen dans de bonnes conditions ou faire envisager une bactériurie asymptômatique, ou une infection à germes atypiques (mycobactéries, germes intra-cellulaires, levures).

Chez la femme

Chez la femme, l’infection basse est une uretrite aussitôt suivie de cystite, sans fièvre mais avec des brûlures à la miction, parfois hématurique. Dans leur forme simple, un traitement antibiotique court guérit l’infection et il n’y a pas besoin d’analyse.
Beaucoup de femmes présentent des infections répétitives et ont parfois besoin de cures préventives avec des antibiotiques "faibles". Il y a différents facteurs favorisant des infections urinaires (constipation, sous-vêtements serrés, …) et des facteurs protecteurs (cranberry ou canneberge).

L’infection haute est une pyélonéphrite, qui après une phase brève de gêne à la miction (mais pas toujours) présente une forte fièvre, un tableau de fatigue général, des frissons, et des douleurs lombaires parfois simplement retrouvées lors de l’examen clinique.
La pyélonéphrite est une urgence car le risque rénal est réel, mais elle peut se traiter à domicile si il n’y a pas de facteurs de gravité.

Chez l’homme

On peut observer une uretrite (mais on a tendance à considérer qu’il s’agit d’une IST infection sexuellement transmissible), une orchi-épididymite (infection du testicule et/ou de l’épididyme d’origine IST, virale ou d’origine bactérienne urinaire moins fréquente) ou une prostatite véritablement d’origine urinaire avec risque de rétention aigue d’urines. L’orchite et la prostatite sont fébriles, parfois mal tolérées imposant un traitement rapide (et surtout assez long).

La pyélonéphrite de l’homme n’est pas fréquente et est considérée comme déjà un critère de gravité.

Chez les deux sexes

Les terrains à risque comme une infection rénale sur rein unique (ou rein fonctionnel unique, ou greffon rénal), sur lithiase qui fait obstacle, suspicion d’évolution en abcès du rein ou quand l’infection s’accompagne d’une insuffisance rénale clinique anurique ou biologique doivent être prises en charge en hospitalisation en urgence.
Le problème du diagnostic d’infection urinaire chez un sujet porteur de sonde à demeurre est délicat d’autant plus qu’il avance en âge.

Chez l’enfant

Les infections urinaires sont assez fréquentes, plus souvent chez la fille que chez le garçon. On doit rechercher une malformation de l’appareil urinaire (reflux vésico-urétéral, …) qui favoriserait l’infection.

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Voir aussi :

Septicémie

Colique néphrétique

Gangrène périnéale de Fournier

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