Hématome des parties molles

hématome fesse

volumineux hématome de la fesse gauche

Ce sont des collections de sang post-traumatiques qu’il faut le plus souvent respecter et qui ne posent problème que dans deux situations : la proximité d’éléments nobles (vaisseau, nerf), et la survenue sur un trouble de la coagulation.

L’hématome va avoir tendance à s’organiser en un amas complexe, véritable gelée sanguine qui sera résorbé progressivement en quelques semaines par l’organisme.
L’évolution naturelle peut aller de la "digestion" complète de cet amas à une organisation dure, fibreuse en passant par la persistance d’une collection liquidienne de serum qui fera discuter de l’indication de son évacuation (plus pour des raisons de confort que de danger pour l’organisme).

Le risque classique de transformation de cet hématome en bouillon de culture pour développer un abcès est en réalité très rare.

 

Le traitement est urgent à mettre en place en cas de risque de compression de l’hématome sur un vaisseau (et ainsi de créer une ischémie en dessous de la zone blessée), ou sur un nerf beaucoup plus sensible à l’écrasement (et créant ainsi une
paralysie ou une anesthésie sous-jacente).
Quand l’hématome est assez superficiel sous la peau, c’est le "toit" cutané qui est menacé de se nécroser (ce qui en soi n’est pas très dangereux mais pose un problème de cicatrisation secondaire assez lourd à gérer en chirurgie plastique).

L’existence d’une maladie de la coagulation (ou d’un traitement anticoagulant) pose la question épineuse d’intervenir ou pas. Car l’hématome sera de gros volume mais l’hémostase chirurgicale (c’est à dire le geste opératoire pour arrêter le saignement) plus laborieuse.

Dans les cas où l’on draîne l’hématome il faut également corriger le trouble sanguin quitte à interrompre temporairement le traitement anticoagulant.
Si la perte sanguine a été importante, il faudra la compenser en transfusant.

Dans les cas où il est indiqué, le traitement chirurgical ne connait pas d’à peu près.
L’hématome doit être évacué dans des conditions d’asepsie rigoureuse, incisé largement, exploré (à la recherche des sources de saignement), l’hémostase faite minutieusement
(car l’origine d’un hématome est forcément une blessure de vaisseaux qui ne vont parfois pas se colmater spontanément ni créer de caillots suffisamment efficaces).
Et toujours laisser un système de draînage en place (le plus simple par des crins de Florence, jusqu’aux systèmes complexes aspiratifs et drains de Redon)
car même si la source du saignement principal est tarie, il y a souvent de multiples sources d’hémorragies en nappe de tous petits vaisseaux qui ne peuvent pas être ligaturés ni brûlés au cours de l’opération.

Il est assez exceptionnel qu’un gros vaisseau soit rompu complètement au point d’avoir besoin de le remplacer par une prothèse vasculaire ou de réaliser un pontage.
Il arrive cependant que le vaisseau ait subi une contusion importante avec désorganisation de son architecture interne avec risque de rétrecissement qui pourra être parlante sur un mode ischémique des années plus tard.

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Voir aussi :

hématome sous anticoagulants

Crush syndrome

Rhabdomyolyse

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